Publié le 14 avril 2026
RAFFUT : à Vénissieux, la poésie sort du livre et monte sur scène
Crédit photo : ©Damien SeraniJ
Évènement

RAFFUT : à Vénissieux, la poésie sort du livre et monte sur scène

La Machinerie - Raffut
Musique, Spectacle
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Concert

Pendant trois jours, les mots vont faire du bruit. Du vrai. Du 23 au 25 avril 2026, La Machinerie et Bizarre ! lancent RAFFUT, un nouveau rendez-vous dédié à une poésie vivante, incarnée, indocile. Ici, pas de vers figés : la langue se dit, se chante, se confronte, se partage.

Un temps festif pour laisser les mots vibrer et danser avec la musique. Adama Diop, Diatty Diallo, Lisette Lombé, Marc Nammour et bien d’autres se succèderont sur scène : Concerts littéraires, slam, performances hybrides… Le festival brouille les frontières et revendique une chose simple : faire entendre des voix qui comptent, aujourd’hui !

Crédit photo : ©DR

Une poésie qui déborde

Le ton est donné dès le nom. « Raffut » évoque le tumulte, l’énergie, une forme de joyeux désordre. À rebours d’une poésie figée, l’événement assume une approche sensorielle et engagée. Sur scène, les artistes croisent les disciplines et les récits : du rap indépendant à la poésie iranienne, de la réactivation d’Aimé Césaire aux écritures féministes contemporaines. Ici, la parole devient geste, souffle, engagement.

Jeudi 23 avril : entrer en poésie par le corps

Dès 19h, l’expérience commence autrement.

Poésie couchée #1 – Xavier Machault & Hélène Duret (Cie Le Grille Pain). 50 spectateurs seulement, allongés sur des transats, casques sur les oreilles, dans une semi-obscurité. Xavier Machault et Hélène Duret (clarinette) tissent un dialogue musical profond et enveloppant autour des textes de Christophe Tarkos, Laura Vazquez, Gaston Miron et Cécile Coulon. Une immersion intime, presque physique, où la poésie vibre à travers le corps.

À 20h, changement d’intensité avec Ce que le ventre dit – Lisette Lombé & Marc Nammour.

Slammeuse belgo-congolaise et rappeur beatmaker franco-libanais, ils croisent slam, rap et nappes électroniques dans une performance viscérale et habitée. Entre féminisme, masculinité, exil et désir, ils livrent une ode joyeuse, sensuelle et pleine d’espoir. Un des temps forts du festival.

Crédit photo : ©Damien Serani

Vendredi 24 avril : la langue comme résistance

À 19h, la scène s’ouvre sur Cahier d’Aimé – Adama Diop.

Le comédien et metteur en scène s’empare du chef-d’œuvre d’Aimé Césaire, Cahier d’un retour au pays natal. Accompagné d’Anne-Lise Binard (chant et alto) et Laure Magnien (violoncelle), il ravive la puissance révolutionnaire et charnelle du texte. Une parole brûlante sur l’identité, la mémoire et la condition coloniale qui ne laisse personne indemne.

Crédit photo : ©Christophe-Berlet-scaled

À 20h, place à Gang Lang – Collectif Les Palpitantes (Malou Rivoallan, Sara Charrier, Mélissa Zehner). Trio explosif qui mixe pop et rap avec humour acide et incisivité. Elles démontent le patriarcat, explorent les nouvelles façons d’aimer et livrent des textes drôles, tranchants et libérateurs. Une performance frontale, corrosive et joyeuse.

À 21h, retour de Ce que le ventre dit pour une seconde représentation — preuve de l’impact puissant de cette création.

Crédit photo : ©Marion-Bornaz

Samedi 25 avril : élargir les voix, conclure en tension

Cap sur Bizarre ! pour la dernière journée.

À 18h, Nous sommes la pluie sur le sol nu – Laura Tirandaz & Arash Sarkechik. Hommage sensible et sensuel à Forough Farrokhzad, poétesse iranienne féministe majeure. Performance bilingue (français-farsi) où la voix subversive et libre de Forough rencontre la musique d’Arash Sarkechik, entre jazz et influences persanes. Un moment intime et profondément actuel. 

Crédit photo : ©Charleroi

À 19h, Les âmes vivantes de la cité des Grandes Aigrettes – Diaty Diallo. Diaty Diallo nous plonge dans une cité abandonnée, entre souvenirs, espoirs et réalité crue. Une fiction musicale ancrée dans les réalités urbaines, qui donne vie à des personnages tiraillés entre deux mondes. Une balade envoûtante et poétique.

 

Enfin, à 20h30, la clôture s’annonce dense avec Furax Barbarossa, accompagné en première partie d’Anton Serra & Oster Lapwass (membres fondateurs de L’Animalerie).

 

Furax impose sa présence massive, sa plume sans concession et son énergie brute. Les deux Lyonnais ouvrent la soirée avec un rap exigeant, précis et ciselé. Du rap indépendant de haute volée.

Une expérience à taille humaine

RAFFUT ne cherche pas la démesure. Le festival privilégie la proximité, l’écoute et la rencontre. On y vient pour entendre, mais surtout pour ressentir. Parce qu’ici, la poésie ne se contemple pas : elle se vit.

Infos pratiques RAFFUT : Du 23 au 25 avril 2026 I La Machinerie – Théâtre de Vénissieux & Bizarre ! I Réservations sur le site de La Machinerie.

Au programme :
 

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