Du 13 au 17 mai 2026, Lyon rebranche les amplis. Pour sa 23ème édition, Nuits sonores revient avec un mot d’ordre clair : rester libre. Ici, pas de machine géante sponsorisée à outrance. Le festival, porté par Arty Farty, continue de tracer sa route en mode indépendant — comprendre : choix artistiques assumés, prise de risques, et vraie place laissée aux nouveaux visages. Dans un climat un peu tendu (politiquement, médiatiquement, socialement…), le festival préfère répondre par la fête. Pas la fête creuse. La fête comme espace d’idées, de rencontres, d’expérimentations. Bref, un dancefloor qui pense.
Lyon comme un terrain de jeu
Les spots ? Toujours aussi iconiques. Les Days et le Closing Day investissent Les Grandes Locos, friche industrielle devenue temple du son. Quatre scènes, quatre ambiances. La nuit, direction La Sucrière en version XXL : dancefloor « central », club plus intime et passages au rooftop du Sucre pour des lives immersifs. En journée, ça chill et ça groove à HEAT avec des open airs gratuits. Les talks et débats prennent place à Hôtel71. La chapelle baroque de La Trinité accueille le concert spécial de Kali Malone pour un moment suspendu tandis que les SUBS présenteront la performance électrique de Baby Volcano pour deux représentations.
Line-up : du culte au futur
Côté programmation, c’est un véritable voyage dans la galaxie électro. Les fondations sont solides : Juan Atkins, pionnier de Detroit, ou encore 808 State, rappellent l’origine du battement. Mais l’énergie regarde résolument vers demain. Des b2b très attendus — Anetha face à Vel, Rødhåd avec Tauceti — annoncent des sets sous tension, sans filet. Les curations spéciales, comme celle de Mochakk, pourraient transformer certaines nuits en marathons collectifs.
La scène internationale sera omniprésente : la Palestinienne Sama' Abdulhadi, les expérimentations ukrainiennes de Heinali & Andriana-Yaroslava Saienko, le gqom sud-africain, la raptor house vénézuélienne… Ici, les frontières se dissolvent dans les BPM. Le festival ouvre aussi grand la porte aux formats hybrides : live-coding avec DJ_Dave, performances A/V de Kangding Ray, jazz mutant ou scènes queer — autant de promesses de moments intenses.
Plus qu’un festival
Nuits sonores Lab planche cette année sur le thème « In(ter)dépendances » : talks, workshops, radios en direct (dont FIP). Il y aura aussi Mini sonore pour les plus jeunes, des open airs gratuits et une vraie attention portée aux enjeux sociaux et environnementaux. Soutien à SOS Méditerranée, réflexion sur les modèles culturels, engagement pour des espaces safe : ici, l’indépendance se vit autant qu’elle se danse.
À l’heure où tout se standardise, Nuits sonores choisit la vibration collective. On vous conseille de réserver vos billets dès maintenant – On s’y retrouve en mai ?



