Avant même sa sortie en salles, Michael s’impose comme l’un des films les plus attendus de la décennie. Mis en scène par Antoine Fuqua (Training Day, Emancipation), le biopic consacré au King of Pop sortira en France le 22 avril 2026, mais son premier teaser, dévoilé en novembre, a déjà marqué l’histoire récente du cinéma musical.
En vingt-quatre heures, la bande-annonce a généré plus de 116 millions de vues à travers le monde, selon les données relayées par la presse américaine. Un chiffre vertigineux qui place Michael loin devant les lancements de Bohemian Rhapsody, Bob Marley: One Love ou encore Taylor Swift: The Eras Tour. Un signal clair : quinze ans après sa disparition, Michael Jackson reste une figure culturelle planétaire, capable de fédérer toutes les générations.
Un projet repoussé, mais sous haute attente
Annoncé de longue date, le film a connu plusieurs reports. Initialement imaginée pour coïncider avec l’anniversaire de la mort du chanteur en 2024, la sortie a d’abord été repoussée à 2025, avant d’être finalement fixée à 2026. Un calendrier mouvant qui n’a fait qu’alimenter la curiosité — et parfois la controverse — autour du projet, notamment après l’annonce de scènes retravaillées dans la dernière partie du film.
À l’écriture, on retrouve John Logan, scénariste chevronné passé par Scorsese (Aviator, Hugo Cabret) et Sam Mendes (Skyfall). À la production, Graham King, déjà à l’origine du succès mondial Bohemian Rhapsody. Un duo qui revendique une approche ambitieuse et documentée.
Jaafar Jackson, un héritier face au mythe
Le choix du casting a très tôt attiré l’attention. C’est Jaafar Jackson, le neveu de Michael et fils de Jermaine Jackson, qui prête ses traits — et sa voix — à son oncle. Âgé de 27 ans, chanteur et danseur depuis l’adolescence, il impressionne par sa ressemblance troublante révélée dès les premières images officielles.
À ses côtés, Colman Domingo incarne Joseph Jackson, le père autoritaire, tandis que Nia Long complète la distribution. Mais c’est bien Jaafar Jackson qui porte sur ses épaules l’enjeu principal du film : donner chair à une icône mondiale sans tomber dans l’imitation ou la hagiographie.
Montrer la lumière sans ignorer l’ombre
Sobrement intitulé Michael, le film ambitionne de retracer l’ensemble du parcours de l’artiste : des Jackson Five à la superstar mondiale, des sommets créatifs aux années de solitude. Antoine Fuqua l’a affirmé à plusieurs reprises : le long métrage n’éludera pas les zones d’ombre qui ont marqué la fin de la vie du chanteur, notamment les accusations qui ont durablement terni son image publique.
« Le bon, le mauvais et le laid », selon les mots du réalisateur, qui revendique une approche factuelle, laissant au spectateur le soin de se forger sa propre opinion. Une ligne de crête délicate, tant Michael Jackson demeure une figure aussi admirée que débattue.
Michael Jackson, icône cinématographique
Au-delà du biopic, Michael s’inscrit dans une histoire déjà très cinématographique. De Thriller à Bad, le chanteur avait fait de ses clips de véritables courts-métrages, collaborant avec John Landis ou Martin Scorsese. Après sa mort, le film This Is It avait offert un regard inédit sur les coulisses de sa dernière tournée.
Avec l’acquisition annoncée de l’intégralité de son catalogue pour la bande originale, le film promet aussi une immersion musicale totale, à la hauteur de l’héritage laissé par celui qui reste l’un des artistes les plus influents du XXe siècle.
Dans un paysage saturé de biopics musicaux, Michael avance donc avec une responsabilité particulière : raconter un génie, un homme, et un mythe — sans les dissocier. Verdict le 22 avril 2026.

