Publié le 2 septembre 2022
Juliette Armanet
Crédit photo : ©Studio l’Etiquette

Juliette Armanet

Un retour tout feu tout femme
Musique
|
Pop, Chanson Française, Interview

Propos recueillis par Nathalie Truche

En 2017 sortait Petite amie, un premier album double platine - 200 000 albums vendus - récompensé par une Victoire de la Musique. Quatre ans plus tard, Juliette Armanet revient avec Brûler le feu, un disque nimbé d’une ambiance solaire et dansante.

Pendant les quatre années qui séparent vos deux albums, vous êtes devenue maman. Comment s’est passé votre retour sur scène ?
J’avais vraiment hâte de retrouver le public. La scène est ce qui me manquait le plus depuis la fin de mon travail de composition. En concert, je suis la plus heureuse du monde. C’est mon moment préféré, alors en tournée, je suis au nirvana !

Ce nouvel opus célèbre l’amour. La maternité ne vous a pas inspiré ?
La maternité est un sujet inspirant mais je ne l’avais peut-être pas suffisamment digéré pour entrer dedans. Et puis, j’avais plein de choses à dire sur d’autres thèmes. Mon disque évoque quand même la maternité en creux, à travers par exemple la chanson Boum boum baby mais aussi sur le titre Imaginer l’amour où on entend la voix de mon fils à la fin. Le sujet est présent en filigrane.

Devenir maman a radicalement changé votre vie ?
Oui et non. J’ai l’impression que le changement s’est opéré au fur et à mesure, qu’il s’est imposé doucement, que tout a pris du sens progressivement.   

Que veut exprimer le titre de l’album, Brûler le feu ?
C’est un titre un peu extrême qui fait penser à un petit poème surréaliste. Une sorte de haïku qui a du sens pour moi dans la mesure où il évoque le fait de ne pas laisser le feu dévorer nos émotions, nos énergies. Qu’il ne devienne pas un feu destructeur. Au contraire, qu’il soit un feu régénérant, chaud. Un peu comme un mantra intérieur pour être plus fort que les sentiments qui nous dévastent.

En concert, c’est mon moment préféré, alors en tournée, je suis au nirvana !

Pour vous, l’amour est une source d’inspiration inépuisable ?
Complétement, parce qu’il revêt différentes facettes. L’amour traduit notre rapport au monde : comme on est avec l’autre, avec nos amis, notre famille, avec l’étranger et avec soi-même aussi. C’est un sujet qui couvre tous les espaces de nos vies : intime, politique et philosophique. Alors oui, l’amour est un thème inépuisable.

Vous repartez de zéro à chaque album ?
Oui, je ne garde aucun ancien titre et recompose tout à partir d’une page blanche. Brûler le feu est un album de métamorphose. C’est un aspect très excitant de voir ce qui va ressortir du travail de composition. On est toujours un peu étonné par le miroir que représente un disque. C’est une sorte d’autobiographie qui peut être déroutante parfois.

Qu’aimez-vous dans le style disco que l’on retrouve sur certains morceaux ?
Le disco était déjà très présent dans mon premier album, sur des chansons comme Samedi soir dans l’histoire, L’Indien ou encore, À la folie. C’est un genre qui m’est familier, j’aime ce qu’il convoque,  autant dans les orchestrations que dans les lignes de basse. Ça me parle de manière très naturelle. Le disco a quelque chose de solaire qui me touche.

Les cordes s’invitent sur cet album. D’où vient l’idée ?
On m’avait déjà fortement encouragée à le faire sur le premier disque, mais je n’en avais pas envie.  J’ai dit non, non et non. Et puis là, j’en ai mis partout. C’est comme ça, on a parfois des obsessions... Pour Brûler le feu, j’ai voulu me frotter à l’exigence que constitue l’orchestration avec des cordes. Me plonger dedans a été passionnant.

Que vous ont-elles apporté ?
Sans doute quelque chose de plus vaste, de plus expressif et un certain lyrisme que je trouve agréable. Il y a une sorte de lâchage quand on ouvre la vanne des cordes, c’est la célébration des grandes émotions et j’aime ça.

Certains titres, comme Boum boum baby, font penser à Lenny Kravitz...
Oui, j’adore. C’est un grand musicien, un formidable arrangeur.

En phase de composition, vous êtes seule avec votre piano ?
Toujours, c’est vraiment la base quand je compose. Parfois, je transforme le piano en clavier avec des synthés mais dans tous les cas, j’en ai besoin, c’est un réflexe.

Quel autre instrument auriez-vous, aimé maîtriser ?
J’aurais adoré savoir jouer de la basse. Je trouve que c’est un instrument sublime.

Un amoureux, un enfant, un disque, une tournée... Vous êtes une femme heureuse ?
Très très fatiguée mais très très heureuse. J’ai une existence bien remplie, très chargée émotionnellement et en emploi du temps. C’est une vie très dense mais en vrai, je pense être accro à ces émotions, à cette intensité…

 

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