Publié le 1 juin 2022
Riding the Olympic Wave

Riding the Olympic Wave

Le Musée Olympique fait entrer la culture urbaine dans ses murs
Art, Lifestyle
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Exposition, Focus

Le Musée Olympique de Lausanne inaugurait récemment sa nouvelle exposition, Riding the Olympic Waves. Rencontre avec Anne Chevalley, responsable de la programmation culturelle de l’institution.

 

Dans quel contexte est née la nouvelle exposition Riding the Olympic Wave et quelle est sa raison d’être ?

Tout a commencé en 2016, quand cinq nouvelles disciplines, le basket 3x3, le BMX freestyle, l’escalade sportive, le skateboard et le surf, ont été ajoutées au programme des Jeux Olympiques d’été de Tokyo 2020. Puis le breaking à Paris 2024... Nous nous sommes alors dits que c’était l’occasion pour le musée de présenter l’évolution du programme des sports olympiques avec l’intégration de disciplines d’un genre nouveau. L’exposition met en avant l’apport de ces sports dans la culture olympique, ainsi que la relation entre les Jeux Olympiques et les cultures urbaines et alternatives dont sont issues ces disciplines.

Comment avez-vous décidé de présenter ces nouveaux sports au public ?

Ce sont des disciplines avec un ADN particulier, des pratiquants très proches, voire issus des domaines artistiques. L’esthétisme y joue un rôle important. L’exposition met en valeur cette relation sport et culture, un des piliers de l’Olympisme. Elle explore combien ces nouveaux sports au programme peuvent influencer les JO et leur rapport avec le public, rapprocher toujours plus la pratique sportive de celle de l’expression artistique.

Et l’ajout de ces disciplines apporte une nouvelle dimension à l’événement. Au-delà de la présentation de ces sports, leur lieu de naissance, leurs repères historiques, l’idée de l’exposition était avant tout de montrer la transformation de cette compétition mondiale et ce qu’ils lui apportent.

L'exposition met en valeur cette relation sport et culture, un des piliers de l'Olympisme 

Les médiums utilisés sont également très variés. Qu’est-ce qui a motivé ce mélange et quels rôles jouent-ils dans l’exposition ?

La scénographie de l’exposition a été pensée dans la droite ligne de l’ADN de ces nouveaux sports. Nous avons notamment mis l’accent sur l’image, qui dans le domaine du skateboard, ou du surf, est le médium qui a permis à ces pratiques de se faire connaitre. La musique tient elle aussi une place importante. Son rôle est mis en avant, et les visiteurs suivent l’histoire de ces sports à travers une playlist de morceaux emblématiques qui ont accompagné et rythmé les tricks de leur naissance à aujourd’hui.

Le matériel sportif à lui aussi sa place bien sûr, mais il peut se transformer lui aussi en œuvre d’art, comme ces planches de skate, supports à de véritables créations graphiques. L’exposition aborde également l’aspect vestimentaire, car il fait partie de l’univers de ces sports.

 

L’art tient lui aussi une place de choix dans ce nouveau projet, pour quelles raisons l’avoir intégré dans l’exposition ?

Dans de nombreux cas, les athlètes membres de ces communautés sont souvent des artistes, ou alors ce sont des sports qui inspirent beaucoup les artistes. Nous avons tenu à présenter ce lien au sein de l’exposition, et dans différents lieux du Musée. Le programme Riding a été l’occasion de collaborer avec deux groupes d’étudiants de la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève. Chacun d’entre eux a imaginé une création : l’une inspirée du skateboard et de l’un de ses tricks (figure) réalisée en planches de skate, et l’autre du BMX et des protections qu’il nécessite, aboutissant à un chevalier urbain, une armure des temps modernes.

Un weekend sera également consacré aux cultures urbaines, avec de nombreux événements ouverts au public les 11 et 12 juin. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ce weekend est le point d’orgue du programme. À cette occasion, l’œuvre de Rylsee sera inaugurée devant le Musée : il s’agit d’une rampe de skate, une sculpture impressionnante ! Des athlètes feront des démonstrations alors que, les visiteurs pourront s’essayer aux différentes disciplines, assister à des breaking battles, profiter d’un concert de Niels Schack, et participer à des ateliers.

 

Propos recueillis par Aurore De Granier

Riding the Olympic Wave, jusqu’au 5 mars 2023
Quai d’Ouchy 1
1006 Lausanne

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