Publié le 1 septembre 2021
Redouane Bougheraba
Crédit photo : © DR

Redouane Bougheraba

Son nom est Marseille

Humour, One Man Show, Interview

S’il a interprété des seconds rôles dans La vie scolaire de Grand Corps Malade ou plus récemment dans Les méchants, c’est sur scène que Redouane Bougheraba s’est fait un nom. Dans Je m’appelle Marseille, son nouveau spectacle, il se raconte, évoque des thèmes universels et d’actualité sous le prisme de l’humour et de l’autodérision. Rencontre avec un pro de l’impro.

 

Pourquoi avoir intitulé votre spectacle Je m’appelle Marseille ?

Ce titre m’est venu comme une évidence. Quand je suis arrivé à Paris, les gens avaient du mal à retenir mon nom Bougheraba. Tout le monde m’appelait le Marseillais. Du coup, j’ai gardé ce surnom qui me correspond bien. 

On vous a suggéré de changer de nom… Avez-vous été tenté ? 

Jamais de la vie ! À partir du moment où Arnold Schwarzenegger a réussi à percer avec son nom, moi aussi je peux.  

Que représente Marseille pour vous ?

C’est ma ville de cœur. J’y suis né, toute ma famille y vit. C’est mon point d’ancrage.

Qu’est-ce qui vous manque le plus quand vous êtes à Paris ?

Le soleil ! 

Y-a-t-il un humour marseillais ?

Oui. Mais en ce qui me concerne, j’essaie de l’internationaliser pour que tout le monde puisse en rire. 

Comment avez-vous fait votre trou à Paris ? 

Quelqu’un disait qu’il fallait dix ans pour se faire connaître. C’est totalement vrai. Il ne suffit pas de débarquer à Paris pour réussir. C’est beaucoup de travail et de galères. Il faut manger son pain noir. Le déclic s’est produit ici, car j’ai pu jouer tous les soirs. Notamment au Comedy Club Le Paname. C’est grâce à cette récurrence scénique que j’ai pu progresser. À Paris, on peut jouer trois à quatre fois par soir, c’est la seule ville en France où c’est possible. 

Votre passage au Jamel Comedy Club a-t-il été décisif dans votre parcours?

Non. C’est juste une étape dans la carrière d’un humoriste. Comme Montreux et d’autres festivals. Ce n’est pas une finalité, mais une expérience en plus. 

Quelle rencontre a été déterminante ? 

Celle avec Roman Frayssinet. C’est une personne vraiment sympathique, avec un style humoristique très original. S’entourer des meilleurs permet de garder un bon niveau. Dans un autre registre, il y a Grand Corps Malade, une personne très inspirante, avec de bons conseils et qui donne envie de s’améliorer. 

Suivez-vous un fil conducteur pendant votre spectacle ? 

Oui. Le fil conducteur, c’est moi. Je raconte mon parcours à travers ce qui m’est arrivé, mes envies, le cinéma… Il y a aussi beaucoup d’improvisation qui donne un ADN différent au spectacle, que le public ne voit pas souvent. On essaie de bien mêler les deux pour que les gens ne s’en aperçoivent pas.

du moment où Arnold Schwarzenegger a réussi à percer avec son nom, moi aussi je peux.

Justement, vous pratiquez beaucoup l’improvisation. Quelle est votre technique ? 

Ma technique, c’est moi. J’ai le sens de la répartie depuis toujours et j’ai grandi avec : que ce soit à l’école, au travail, l’improvisation me suit partout. J’ai toujours eu ce mot qui permet de changer une situation critique en une séquence drôle. 

Vous n’avez jamais été pris de court par un spectateur ? 

Si, mais j’ai cette faculté à rebondir sur sa réponse pour renverser à chaque fois la vapeur. Je ne me suis jamais retrouvé décontenancé. Mais je ne force pas l’impro. Je la fais dans le spectacle uniquement quand je sens que la situation s’y prête. 

Comment se déroule votre process d’écriture ?  

C’est beaucoup d’observation. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut écrire partout. Dès que je vois une situation drôle, je l’écris sur le bloc-notes de mon téléphone portable. Puis je reviens dessus jusqu’à ce que ce soit abouti. 

Comment vous êtes-vous retrouvé dans la comédie dramatique Les Méchants ? 

Les réalisateurs Mouloud Achour et Dominique Baumard, m’ont approché et proposé un rôle. J’ai lu le scénario, il m’a beaucoup plu et voilà comment je me suis retrouvé dans Les Méchants. Ce film est une belle représentation de la jeunesse et de tout ce qui se passe en France. 

Vous avez participé à d’autres films. C’est un exercice qui vous plaît ?

Oui, j’adore jouer au cinéma. C’est une autre discipline que la scène mais je me régale, j’y passe de super bons moments. 

On vous revoit bientôt sur grand écran, alors ? 

Absolument. Je vais participer à un film qui s’appellera Sous écrous et un autre intitulé Classico. Les tournages commenceront dans l’année. 

Et réaliser un film, ça vous dirait ?

Complètement. J’ai d’ailleurs écrit un scénario et le projet est en cours de production. 

On peut en savoir plus ?

Non. Je préfère attendre le début du tournage pour en parler… 

Propos recueillis par Nathalie Truche 

Redouane Bougheraba - Je m’appelle Marseille, le samedi 9 octobre 2021 au Théâtre de la Madeleine à Genève

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