Face à la Grande Plage, l’une des adresses emblématiques de Biarritz change de tempo. Avec Pluma, le restaurant du Café de Paris s’offre une nouvelle identité : plus libre, plus vivante, plus voyageuse. Une table pensée par le Groupe Annie Famose pour les Biarrots autant que pour ceux qui ne font que passer.
Il y a des vues dont on ne se lasse pas. Celle de la place Bellevue en fait incontestablement partie. L’océan en grand format, la Grande Plage en contrebas, le va-et-vient de Biarritz à quelques mètres… C’est ici, au sein de l’Hôtel Le Café de Paris, que Pluma a pris ses quartiers au printemps dernier.
Derrière cette nouvelle adresse, le Groupe Annie Famose et Sarah Brémond, qui dirige aujourd’hui l’entreprise familiale aux côtés de son frère David. Un groupe né dans les montagnes mais qui, au fil des années, a tissé des liens de plus en plus étroits avec la Côte basque. Le Café de Paris fut d’ailleurs son premier hôtel, avant que d’autres maisons ne viennent enrichir cette histoire locale.
Avec Pluma, pas question pourtant de jouer la carte du restaurant d’hôtel un peu sage. L’ambition est ailleurs : faire de cette situation exceptionnelle un véritable lieu de vie, ouvert sur la ville et fréquenté toute l’année.
À table, on partage
La cuisine suit le mouvement. Elle prend le Pays basque comme point de départ mais s’autorise volontiers quelques détours. Espagne, Asie, Amérique latine : les influences se croisent sans trop se soucier des frontières.
On picore, on partage, on mange parfois avec les doigts. Chipirons croustillants, croquetas de txuleta, tacos, taloa, gyozas… précèdent les belles pièces passées au grill, dont cette fameuse pluma de cochon ibérique qui donne presque son nom à la maison. À côté, quelques assiettes plus familières permettent à chacun de trouver son
terrain de jeu.
Une cuisine généreuse, lisible, mais jamais tout à fait là où on l’attend. Le genre de carte qui donne surtout envie de commander plusieurs plats au milieu de la table et de goûter dans l’assiette du voisin.
Biarritz dedans, l’océan devant
Le changement se joue aussi dans le décor. Matières naturelles, objets chinés, œuvres d’artistes locaux et clins d’œil aux paysages biarrots composent un intérieur chaleureux, imaginé par Florent Bocher et Auxane Gloanec. Dehors, la terrasse a été végétalisée et entièrement repensée. Et devant elle, évidemment, l’océan fait le reste.
Même la musique participe à cette nouvelle identité, avec une ambiance sonore confiée à Belle Époque Music. Tout concourt à faire oublier les codes traditionnels de l’hôtellerie pour retrouver quelque chose de plus spontané : déjeuner qui s’éternise, verre pris face à la mer, dîner entre amis…
C’est peut-être là que Pluma trouve le mieux sa place. Dans cette manière très biarrote de mélanger les genres : le beau sans le guindé, l’élégance sans trop en faire, les produits d’ici avec des envies d’ailleurs.
Une nouvelle plume, en somme, pour écrire la suite de l’histoire du Café de Paris.

