Il suffit parfois de quelques secondes pour tout changer : quelques kilomètres par heure en moins ; un regard accordé à un cycliste ; un passage piéton respecté ; une priorité laissée à un enfant qui traverse. Dans un territoire où l'on aime prendre le temps de vivre, ces gestes simples prennent une résonance particulière. Avec sa campagne « Levons tous le pied ! », la communauté de communes MACS invite habitants, visiteurs et usagers de la route à partager autrement l'espace public. Une démarche qui dépasse largement la seule question de la sécurité routière pour interroger notre manière d'habiter le territoire ensemble.
UN TERRITOIRE QUI CHANGE DE RYTHME
Des longues pistes cyclables aux centres-villes animés, des plages aux quartiers résidentiels, les Landes Atlantique Sud accueillent chaque année des milliers de visiteurs. En été, la population du territoire est multipliée par quatre et les usages se croisent plus que jamais.
Cyclistes, automobilistes, piétons, trottinettes, surfeurs à vélo, familles en balade ou habitants qui se rendent au travail : chacun partage les mêmes routes, les mêmes rues et souvent les mêmes espaces.
Cette richesse fait partie de l'identité du territoire. Mais elle suppose aussi de l'attention, du respect et un peu plus de patience.
Lever le pied, c'est accepter ce partage.
PLUS QU'UNE QUESTION DE VITESSE, UNE PHILOSOPHIE LOCALE
À première vue, le message semble simple : ralentir. Mais derrière ces quelques mots se cache une idée plus large. Lever le pied, c'est aussi lever les yeux. Observer son environnement. Être attentif aux autres. Comprendre que l'espace public appartient à tout le monde. C'est laisser traverser un piéton. Garder ses distances avec un cycliste. Ranger son téléphone lorsqu'on conduit. Renoncer à prendre le volant après avoir consommé de l'alcool ou des stupéfiants.
Autant de gestes qui paraissent évidents mais qui, mis bout à bout, contribuent à rendre les déplacements plus sereins et plus sûrs pour tous.
Dans les Landes, prendre son temps n'a jamais été considéré comme une faiblesse. C'est même souvent l'une des raisons pour lesquelles on choisit d'y vivre ou d'y passer ses vacances. Le temps d'un marché. D'une balade en forêt. D'une session de surf au lever du jour. D'un café en terrasse ou d'un coucher de soleil face à l'océan.
La campagne portée par MACS s'inscrit finalement dans cette même logique : retrouver un rapport plus apaisé aux déplacements et aux autres. Car derrière chaque véhicule se trouve une personne. Derrière chaque vélo, un enfant ou un parent. Derrière chaque passage piéton, une rencontre possible.
ABAISSER LA VITESSE DE SEULEMENT 10 %, C'EST DIMINUER DE 40 % LE RISQUE D'ACCIDENT MORTEL
DES GESTES QUI COMPTENT
Les spécialistes de la sécurité routière le rappellent régulièrement : de petites variations de comportement peuvent avoir des conséquences considérables. Réduire légèrement sa vitesse ou limiter les distractions permet de diminuer fortement les risques d'accidents graves. Mais au-delà des chiffres, l'enjeu est aussi humain. Faire preuve de courtoisie. Respecter les autres usagers. Accepter de perdre quelques secondes pour éviter qu'une vie ne bascule.
Un territoire agréable à vivre se construit aussi de cette façon.
PARCE QUE MIEUX VIVRE ENSEMBLE COMMENCE SOUVENT PAR UN GESTE TRÈS SIMPLE : LEVER LE PIED
LEVONS TOUS LE PIED !
La campagne lancée par MACS porte finalement un message universel. Dans une société où tout semble aller toujours plus vite, ralentir devient parfois un acte citoyen. Une manière de prendre soin de soi, des autres et du territoire que l'on partage.
Parce que mieux vivre ensemble commence souvent par un geste très simple : lever le pied.

