Publié le 2 décembre 2021
Le Métavers, le monde de demain ?
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Le Métavers, le monde de demain ?

Quand la réalité dépasse l'action

Reportage

Texte Aurore de Granier

La vie quotidienne rejoint de plus en plus la science-fiction. À une époque où les robots capables de prendre des décisions et les voitures qui se conduisent toutes seules sont des faits et non plus des fantasmes, le monde virtuel prend de plus en plus le pas sur notre monde tangible. S’il y a 30 ans l’auteur de science-fiction Neal Stephenson imaginait un univers parallèle au nôtre, peuplé d’avatars, aujourd’hui la réalité rattrape la fiction. Plongée immédiate dans le métavers.

Qu’est-ce que le métavers ?

Il y a peu, Mark Zuckerberg annonçait le changement de nom de la maison mère Facebook, qui devient désormais Meta. Le choix du terme témoigne d’un désir grandissant des géants du numérique de créer un métavers, soit un monde parallèle numérique, mais connecté au réel. Ce désir est loin d’être récent. Déjà en 1992 l’auteur de science-fiction Neal Stephenson imaginait dans son roman Snow Crash un monde futuriste, où grâce à des lunettes spéciales il deviendrait possible de se connecter à un univers parallèle, où les actions auraient des conséquences sur le monde réel. Le fantasme a continué en littérature comme dans le 7ème art, avec notamment la trilogie Matrix ou le film Ready Player One. Aujourd’hui ces idées autrefois chimériques prennent forme. Le métavers, pour méta univers, se concrétise un peu plus chaque jour. Mark Zuckerberg annonçait d’ailleurs la création de plusieurs milliers d’emplois en Europe visant à développer cet univers parallèle et sa réalité virtuelle.

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À quoi servira le métavers ?

L’objectif final est que le métavers serve à tout faire. En somme, sa version la plus perfectionnée devrait s’assimiler quasi parfaitement au monde réel dans lequel nous vivons. Jouer à des jeux est déjà possible, notamment avec Fortnite, tout comme faire des rencontres et discuter avec d’autres personnes. Mais les géants du métavers veulent aller plus loin. L’idée est alors de créer un monde où tout est possible, où chacun pourra évoluer dans cet univers en 3D et vivre sa vie à travers son avatar. Mais ici il ne s’agit pas d’un jeu, en effet le monde méta n’appartiendra pas à un propriétaire, mais sera un internet mondial, partagé par tous, tout comme le monde réel. Certains vont encore plus loin, et voient cette plateforme parallèle comme une opportunité d’améliorer le monde réel, et même de créer de l’emploi. Pour Microsoft, l’enjeu est quant à lui industriel. Dans l’idée du groupe, il serait possible de recréer des entreprises, des entrepôts, des chaines de montage, dans le métavers à l’identique de celles existantes dans le monde réel. L’objectif ? Optimiser leur fonctionnement et tester des modifications avant de les mettre en place dans les entreprises, de manière à prédire les changements à venir, ou encore à améliorer le rendement. Cet univers parallèle devrait également permettre la création de nouveaux emplois, comme il est déjà le cas sur la plateforme de casino en ligne Decentraland, où il est possible de se faire embaucher comme croupier dans une salle de jeu virtuelle. 

Quelles sont les limites du métavers ?

La route est cependant encore longue avant la création d’un véritable métavers. Les interactions se réalisent toujours pas écrans interposés, les lunettes Oculus rachetées par Facebook facilitant cependant le réalisme de l’accès à ce monde parallèle. Car malgré ses avancées monumentales, la technologie connaît encore de nombreux freins pour atteindre un réel méta univers. Le degré d’immersion est en effet encore trop faible, tout comme la liberté que permettent ces univers qui se développent peu à peu. Le jeu Fortnite reste l’un des parfaits exemples, avec notamment la diffusion d’un concert du rappeur Travis Scott qui a rassemblé pas moins de 28 millions de joueurs tandis que son avatar virtuel le remplaçait dans un monde parallèle. Mais c’est la ville de Séoul qui fait le plus grand pas en annonçant lancer un métavers pour rendre accessible des services de la municipalité, mais aussi facilité l’accès lié au tourisme, à l’éducation, et à l’administration. Le projet qui devait couter près de 3 milliards d’euros verra le jour à la fin de l’année 2022, et devrait donner des traits bien réels à cet univers numérique. Quand la réalité dépasse l’imaginaire.

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