Du 21 au 25 octobre, Sales Gosses, le festival des blagues qui piquent, investit Seignosse. Organisé par Le Tube et l’association Elan’des, avec Radio Nova, ce nouveau rendez-vous revendique un humour (im)pertinent et une programmation qui aime sortir du cadre. Dès le 21, le Off lance les festivités avec une soirée comedy clubs salle Maurice Ravailh, avant quatre jours de stand-up, chanson, électro, performances, fête et radio en public.
Il fallait bien un lieu comme Le Tube pour accueillir un festival qui n’a pas vraiment l’intention de rester dans les clous. Du 21 au 25 octobre, Seignosse va rire, grincer des dents, danser aussi, et surtout célébrer une certaine idée de la liberté de ton. Un rendez-vous imaginé autour d’un humour qui ose, questionne, dérange parfois et refuse de s’excuser avant même d’avoir commencé.
Imaginé par Le Tube et l’association Elan’des, avec Radio Nova, Sales Gosses revendique dès sa première édition une identité bien à lui : celle d’un festival qui préfère jouer avec les règles plutôt que les suivre. Humoristes, musiciens, collectifs et artistes inclassables vont se succéder au Tube, mais également investir d’autres lieux de Seignosse. Une programmation volontairement hybride, quelque part entre festival d’humour, grand défouloir collectif et joyeux laboratoire de l’impertinence.
LE OFF DONNE LE TON
Pas question d’attendre le lendemain pour commencer à rire. Dès le mercredi 21 octobre, le Off de Sales Gosses donne le véritable coup d’envoi du festival salle Maurice Ravailh, dans le cadre de la saison culturelle de la Ville de Seignosse. Une soirée placée sous le signe du comedy club, avec plusieurs humoristes et cette proximité particulière entre la scène et le public qui fait tout le sel du stand-up. Une entrée en matière idéale avant que le festival ne prenne possession du Tube et essaime dans la ville.
RIRE DE TOUT, SURTOUT DU RESTE
En tête d’affiche, Pierre-Emmanuel Barré donne immédiatement le ton. Humour noir, regard acéré sur l’époque et goût assumé pour tout ce qui dépasse : l’humoriste n’a jamais vraiment cultivé l’art du consensus. Une liberté de parole qui fait de lui l’un des représentants les plus réjouissants d’un humour sans filtre.
Autre temps fort : La Dernière de Radio Nova quitte les studios pour prendre vie sur scène. L’émission portée par Guillaume Meurice et sa bande revendique elle aussi satire, irrévérence et mauvaise foi parfaitement assumée. Politique, société, médias : tout peut devenir matière à rire dès lors que l’on accepte de regarder notre époque légèrement de travers.
Et parce que l’impertinence se chante aussi, GiedRé apportera son univers faussement candide et ses chansons délicieusement incorrectes. Derrière les mélodies légères et les airs presque enfantins se cachent des textes qui parlent volontiers de tout ce dont on évite généralement de parler à table. Drôle, grinçante, parfois cruelle : elle manie le décalage avec une redoutable efficacité.
DU RIRE… MAIS PAS SEULEMENT
Avec Ouai Stéphane et Roland Cristal, changement d’ambiance. Leur Cosmic Kermesse promet de faire basculer le festival du côté de la fête : électro, second degré, énergie débridée et goût certain pour l’absurde. Une manière de rappeler que l’impertinence peut aussi se danser.
Autour de ces têtes d’affiche gravitera toute une constellation de propositions : Les Cop(i)nes, FAMA collectif, Kalabass, tandis que d’autres comedy clubs investiront le Caprice Social Club. Sales Gosses débordera ainsi volontairement des murs du Tube pour essaimer dans Seignosse, multiplier les formats et provoquer les rencontres.
SEIGNOSSE, TERRAIN DE JEU
Avec ce nouveau rendez-vous, Le Tube et l’association Elan’des portent une ambition qui dépasse le cadre d’une succession de spectacles : créer un événement capable de faire vivre tout un territoire et de provoquer la rencontre entre les publics, les disciplines et les générations.
Pendant cinq jours, l’humour sera donc partout : sur scène, dans les clubs, en musique, à la radio et probablement là où on ne l’attend pas. Avec une programmation qui préfère les personnalités aux étiquettes et les voix singulières au consensus. À une époque où chaque mot se pèse et où le rire provoque parfois autant de débats que de sourires, Sales Gosses choisit son camp : celui de la liberté, du second degré et de l’intelligence du public.
Du 21 au 25 octobre, à Seignosse, on pourra donc rire de beaucoup de choses. Et peut-être même de tout.

