Publié le 11 octobre 2016
BA\ROCK

BA\ROCK

NOUVELLE CRÉATION CHORÉGRAPHIQUE MONDIALE
Spectacle
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Reportage

Après le succès qui avait enthousiasmé un public nombreux à Genève et en Europe, avec sa relecture du célèbre Casse- Noisette, le talentueux Jeroen Verbruggen revient du 21 au 31 octobre 2016 pour sa nouvelle création : Ba/rock. Dans ce ballet non narratif sur un florilège de musique baroque le chorégraphe belge pourra une fois encore exprimer toute sa démesure avec perfection. Après sa dernière création Jeroen Verbruggen nous revient avec un univers musi- cal qu’il affectionne particulièrement : la musique baroque.

La période Baroque s’étend entre 1650 et 1750. Une époque musicale fiévreuse et brillante. Le terme baroque, qui vient du portugais barrocco signifie « perle irrégulière ». Ce terme a été donné a posteriori, par opposition au classicisme dans lequel on se trouvait alors ; le style baroque, qui touche tous les domaines artistiques de cette époque, se caractérise par le mouvement, la démesure, les oppositions...

Le baroque est une façon de voir la vie, donc de la représenter. Dans une époque où l’individu est sollicité tout à la fois par l’exhibition de la splendeur royale, le luxe éphémère des fêtes princières, les mises en scène grandioses de la liturgie catholique, la littérature participe à cette théâtralisation généralisée.

Jeroen Verbruggen et ses danseurs ébranleront ces élégantes et complexes partitions, et déchaîneront leur modernité en une danse abstraite et audacieuse.

Le Choregraphe mettra en mouvements 3 compositeurs : Domenico Scarlatti et François Couperin au piano, Jean- Philippe Rameau en version orchestrale.

Sa complexité, sa virtuosité et son désir de toujours bousculer les conventions nous démontreront que son langage chorégraphique est en adéquation avec le style baroque. Un style caractérisé par l’importance du contrepoint qui tend vers une harmonie expressive et contrastée tout en laissant une grande place à l’ornementation.

Il abandonnera pour un temps la narration pour laisser place à une gestuelle savante et sophistiquée et se livrer à la perfection du baroque.

Chorégraphie : Jeroen Verbruggen - Scénographie : Emilie Roy - Costumes : Emmanuel Maria - Lumières : Rémi Nicolas - Piano : Aleksandr Shaikin

Ballet du Grand Th. de Genève - Direction Philippe Cohen

Jeroen Verbruggen LES DEUX FACES D’UN MÊME CRÉATEUR

Après Casse-Noisette en 2015, Jeroen Verbruggen revient avec une nouvelle production pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Ba\rock se bâtit autour des grands compositeurs baroques : Couperin, Scarlatti et Rameau. Une double création de danse abstraite et audacieuse...

Comment résumer Ba\rock ?

Ba\rock est le titre de la soirée qui s’appuie sur deux pièces. Iris, une première pièce de 25 minutes, évolue sur les musiques de Scarlatti et de Couperin tandis que Vena Amoris, la deuxième partie de 45 minutes, se fonde sur des morceaux de Rameau.

Dans Ba\rock, il y a aussi rock…

Le rock n’évoque pas le genre de musique que l’on trouve dans la pièce mais décrit plutôt ma façon de travailler, mes propositions, avec des choses surprenantes auxquelles on ne s’attend pas. Je n’ai pas créé une soirée dans le baroquisme le plus pur. Le mot rock est là pour représenter mon style.

Quels défis avez-vous dû relever ?

C’est la première fois que je travaille sur deux créations en même temps. Ma volonté est de donner deux aspects bien distincts de moi dans les mouvements afin que les pièces soient aussi différentes que possible. Même s’ils sont de la même époque, Scarlatti est Italien et Rameau Français, par conséquent, ils sont décalés dans le style de musique. J’ai aussi beaucoup travaillé sur la mise en scène, l’ambiance. Je trouve Iris plus rond en mouvement et Vena Amoris un peu plus saccadé. Mais mon empreinte se retrouvera forcément un peu dans les deux créations. Jongler chaque jour d’une pièce à l’autre était très inspirant. C’est une formidable expérience qui me permet d’apprendre encore plus sur moi-même. En tant que jeune chorégraphe, on ne peut pas souhaiter mieux que d’être confronté à ce genre de challenge. Je suis très chanceux.

Quelles histoires apparaissent en filigrane ?

On parle de danse abstraite et pourtant, elle raconte beaucoup ! Iris représente l’arc-en-ciel dans la mythologie grecque. Je me suis inspiré de l’expression anglaise “There is treasure at the end of the rainbow”: au bout de l’arc-en-ciel, se trouve un trésor. Comme un pèlerinage, les personnages cherchent cet endroit qui n’existe pas. Ce lieu peut symboliser le bonheur. Or, ce n’est pas forcément en cherchant le bonheur qu’on le trouve. Il peut être là, juste sous nos yeux. Pour les danseurs, cela se traduit par des rencontres, des duos, des trios, des quartets, avec le pianiste qui jouera Scarlatti et Couperin en live sur scène. Vena Amoris est la veine d’amour, celle qui va au cœur en passant par le doigt où l’on glisse la bague. J’évoque le chemin de l’amour : de la première rencontre au moment où l’on se fait mal, où l’on apprend et où l’on s’assagit. La pièce aborde le cycle de la vie, de l’amour, de la mort sur Une symphonie imaginaire de Rameau.

Quels liens entretenez-vous avec les danseurs ?

Ayant déjà travaillé avec eux sur Casse-Noisette, c’était un bonheur de les retrouver. On se connait, j’ai l’impression qu’ils ont compris mon style, mes attentes. Il m’est arrivé de les laisser travailler seuls. Je les ai alors vus exécuter les mouvements tels que je les avais imaginés, c’était magique. Ils allaient là où je voulais les emmener. C’était très émouvant, j’en avais presque les larmes aux yeux. La relation avec le danseur m’inspire, me fait vibrer. C’est ce lien unique qui m’a fait venir vers la chorégraphie.

Vous aimez vous mettre en danger ?

Oui, c’est très important pour moi de me dépasser. Si je ne me surprends pas moi-même, comment puis-je surprendre le public ? Quand les choses s’installent, j’ai envie de les changer pour que ça reste vivant. Parfois, lors des répétitions, on improvise des mouvements un peu fous que l’on ose ensuite adopter. J’aime rendre des risques.


 

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